On en parle Les piliers du Met au cinéma
On en parle

Les piliers du Met au cinéma

21/02/2024
Photo d'avant-première de Lise Davidsen dans La forza del destino. © Met Opera/Paola Kudacki

Après une première partie de saison dévolue aux trois opéras contemporains, qui faisaient leur entrée sur la scène de l’institution new-yorkaise, « The Met Live in HD », sa série de retransmissions, en direct et en haute définition, distribuée en France par Pathé Live, remet le cap sur le grand répertoire.

Avec, d’abord, le retour de La ­forza del destino, titre régulièrement à l’affiche du Met, jusque dans les années 1980, mais qui n’y avait plus reparu depuis 2006. Il fallait, assurément, une artiste de l’envergure de Lise Davidsen, pour en monter une nouvelle production, confiée à Mariusz Trelinski, directeur artistique du Teatr Wielki de Varsovie, où elle a été rodée, en janvier 2023.

La soprano norvégienne est entourée de Brian Jagde, sans doute l’un des rares Don Alvaro capables de ne pas se laisser engloutir par une telle Leonora, et d’Igor Golovatenko, en Don Carlo. Directeur musical de la maison, qui a repris le flambeau ­verdien de son prédécesseur, James Levine, Yannick Nézet-Séguin est au pupitre (9 mars, 18 h).

Le chef canadien veillera, également, sur le couple formé, dans la reprise de Roméo et Juliette de Gounod, selon Bartlett Sher, par Benjamin Bernheim et Nadine Sierra qui, ensemble, ont déjà incarné Des Grieux et Manon, à l’Opéra National de Bordeaux, en avril 2019 (23 mars, 18 h 55).

Le centenaire de la disparition de Puccini, survenue le 29 novembre 1924, sera-t-il l’occasion, pour le Met, de présenter, à l’automne prochain, les ouvrages – La fanciulla del West (1910) et Il trittico (1918) –, dont le compositeur lui avait accordé la primeur ? Pour l’heure, c’est La rondine, entre « Art nouveau » et « Art déco », signée, en 2008, par feu Nicolas Joel, qui sort des réserves, avec, outre la présence, en fosse, de Speranza Scappucci, et la prise de rôle d’Angel Blue, en Magda, les débuts, et en Ruggero, et dans la maison, de Jonathan Tetelman, comme plus flamboyant argument (20 avril, 18 h 55).

Le ténor américain est rejoint, dans Madama Butterfly, par Asmik Grigorian, l’une des plus fascinantes titulaires actuelles de Cio-Cio-San, dont la première apparition au Met aura pour écrin le spectacle du regretté cinéaste Anthony Minghella, pilier du répertoire de la maison depuis 2006 (11 mai, 18 h 55).

MEHDI MAHDAVI

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